Culture

Histoire du Slam au Bénin à SlamLadies Academy.

Troisième édition de Slamladies Academy, l’événement au Centre Culturel Chinois s’est déroulé le soir du 14 Juillet où la langue de Molière, une date symbolique, une date-histoire pour la France, a été maniée et manipulée par huit jeunes demoiselles, finalistes de l’édition 2018. Bernice, 22 ans originaire d’Abomey, licence en administration générale et territoriale  a été distinguée Miss Slamlady 2018. Une couronne qu’elle devra porter pendant un an…

Bernice en duo

Sa prédécesseure Hulda KLUSE SlamLady 2017 dira qu’elle a bénéficié de scènes sur lesquelles elle a eu l’occasion de faire connaitre sa passion et son art à d’autres publics, autre que celui de la finale 2017. Egalement participé à des œuvres caritatives. Mais la jeune fille ne cessera de reconnaitre à cette compétition cette force de sortir l’être de sa timidité et de son introversion.

Hulda KLUSE en 2017

Une brève Histoire

Dans les années 2005-2010 au Bénin, le Slam n’était pas connu. Ceux qui en avaient entendu parler pensaient à un cousin ou un frère cadet du rap ou n’y prêtaient aucune importance parce qu’il ne ferait pas long chemin selon eux. Ceux qui le pratiquaient dont Sergent Marcus étaient relativement minoritaires. Le public (souvent celui de l’Institut Français, à l’époque encore Centre Culturel Français) à qui ils s’adressaient parfois, pensait l’expression de la langue belle, mais un peu trop soutenue.

Sergent Markus

Effet Kmal RADJI

C’est après 2010 avec le jeune artiste slameur Kmal RADJI, cheveux afro touffu et dressé sur la tête, lunette à la Lumumba accrochée au-dessus du nez, la verve assaisonnée à l’assaut des vérités simples et quotidiennes des Béninois et des Africains ; que le slam au Bénin intéresse plus de monde et éveille les curiosités. Le clip « Assume ta jeunesse » utilise le gong qui n’a presque jamais quitté le morceau et dans lequel beaucoup de Béninois se reconnaissent. Il est une identité culturelle utilisée dans les quartiers et arrondissements par les responsables locaux pour informer la population sur un fait, un événement ou une sensibilisation.  Un choix réussi, des mots trouvés, une diction bien audible, des dénonciations approuvées pour la plupart, le scénario se déroule dans les bas quartiers où sévit la pauvreté. Le titre est diffusé en boucle sur les télévisions et les radios à toute heure. L’artiste, que les animateurs radio-télé s’arrachaient ; connaîtra sa véritable célébrité ainsi, et va impulser quoiqu’en disent certaines langues, le mouvement Slam au Bénin. Le clip diffusé en Février 2012, sur la chaîne YouTube a eu plus de 85 000 vues. Un record lorsqu’on prend le temps de la comparaison. Ce sont enchaînées ensuite différentes originalités du slam dans lesquelles les acteurs parfois mettent un point d’honneur à valoriser leurs langues nationales à travers cet art. Le cas du jeune slameur Amagbégnon

Kmal RADJI

14 Juillet 2018 après 09 h du soir au Centre Culturel Chinois

La salle de spectacle au premier étage n’était pas remplie. Elle était juste trop petite pour contenir la jeunesse, les femmes et les quelques figures connues de l’univers politiques et culturels béninois. La communication sur les réseaux sociaux en priorité sur la troisième édition de SlamLadies Academy a porté ses fruits. Huit jeunes femmes sur scène : Bernice, Douriyath, Olivia Laura, Amoureck, Espéra, Carine et Chrismelda ont eu quatre passages. En duo et individuellement. Les textes, écriture des candidates, ont souvent fait rire et applaudi l’assistance. A terme, Bernice, 22 ans, sera meilleure slameuse et meilleur duo. Au cours d’une interview à l’Institut Français du Bénin, elle avouera sa joie et va supposer que c’est son texte « Amazone » qui a conquis le jury.

Pour Merrhem Hervé, lui-même slameur, converti en promoteur culturel et surtout de slam au féminin, explique qu’il faut « redonner la parole à la gente féminine » d’où le concept SlamLadies Academy.

Le reste de l’article se déroule dans la vidéo.

Ganiath BELLO

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Les Cahiers de Ganiath

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